Titre : Bienveillance
Auteur :
malurette
Base : Everything Everywhere All at once
Personnages/Couples : Evelyn Wang/Waymong Wang, Evelyn Wang/Deirdre Beaubeirdra, Joy Wang/Becky Sregor
Genre :
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Shirahama Kamome, je ne cherche ni à en tirer profit ni à manquer de respect
Prompt : "The Meaning of Life" pour
ladiesbingo (le sens de la vie)
https://glyfic.dreamwidth.org/2986938.html
Nombre de mots : ~800
***
Le sens de la vie devrait se résumer à ça : être bienveillant.
Deirdre Beaubeirdra n’est pas un dragon, missionnée pour s’emparer de son argent, de sa laverie, de sa vie de famille. Elle fait juste son travail, et son travail est de vérifier les choses.
Evelyn a payé cette leçon le prix fort avec sa fille : être bienveillante.
Dans d’autres mondes où elle a fait des choix différents elle n’a pas épousé Waymond. Au lieu de maintenir cette laverie, ou de laisser cette laverie les perdre, elle est riche, heureuse, accomplie. Et elle n’a pas l’impression qu’il lui manque quoi que ce soit.
C’est effrayant, non ? Dans cette vie-ci sa fille, Joy, est toute sa vie. Si elle venait à disparaître son monde entier s’effondrerait. Et pourtant, si elle n’avait jamais existé, elle n’en aurait aucune idée. Elle ne lui manquerait même pas.
Et Jobu Tupaky ne serait pas à ses trousses et ne tuerait pas n’importe qui et ne détruirait pas tous ces mondes.
Elle ne va pas sacrifier sa fille pour sauver le monde, même pas pour sauver plusieurs mondes ! Dans cette vie-ci elle existe. Elle sauvera toujours sa fille d’abord.
Elle peut concevoir des vies où elle n’existe simplement pas, mais absolument aucune où, Joy existant, elle ne pourrait pas l’aimer.
Son bonheur n’est pas lié à être mariée à Waymond, et sa réussite dépend de… ne pas l’avoir épousé. Son bonheur ne dépend pas non plus de l’existence de Joy. Il y a des mondes où elle n’est mariée avec personne, d’autres où elle est avec Deirdre.
L’amour, la réussite, le bonheur, peuvent prendre des formes très différentes.
Dans cette vie-ci son histoire avec Waymond a commencé par un tourbillon de passion, doublé d’une rébellion contre ses parents, avant de se calmer après la naissance de Joy. L’étincelle d’origine s’est éteinte, mais l’amour a continué à grandir.
Aimer Deirdre dans cet autre univers c’était plutôt recoller des morceaux cassés pour créer quelque chose de nouveau, d’un peu bancal mais vrai ; des choix raisonnables d’abord, l’amour venant au fur et à mesure, à travers la musique et la beauté.
Dans ce monde-ci, Deirde est toujours une employée du fisc, pas son amie. Cependant, elle la comprend. Savoir qu’elle la comprend est un soulagement. Même si elles ne peuvent pas être amies elles peuvent au moins être amicales l’une envers l’autre.
Du coup, oui, elle l’invite à leur fête de nouvel an. Elle pourrait la connaître un peu, savoir comme elle est en dehors de son travail, quand elle ne se concentre pas sur leurs problèmes.
Elles ne sont pas censées fraterniser ? Pourtant un peu de bienveillance arrange beaucoup, beaucoup de choses. Il faut savoir aider les autres quand on le peut, comme on le peut.
Et elle ne va pas non plus dire que le fait que Joy sorte avec une fille est un malheur parce qu’elles ne pourront pas avoir d’enfant à leur tour. C’est très prématuré à ce stade de leur relation de mettre cette question sur le tapis. Elles n’en sont même pas à envisager le mariage. Joy n’est pas du tout prête pour tout ça. Peut-être même qu’elle ne voudra jamais d’enfant, aussi bizarre que ça semble à Evelyn.
Normalement, on s’aime, on fait sa vie ensemble, on se marie, on a un enfant, si on le peut. On n’a pas d’enfant quand on n’y arrive pas.
Pourtant elle sait que ça arrive. Elle sait que ça aurait pu lui arriver. Elle sait que ça lui est arrivé, dans d’autres vies. De ne pas avoir d’enfant. De ne même pas vouloir d’enfant. C’est un choix possible, pas juste une situation subie. Ça peut être voulu.
Encore des choix. Encore des vœux. Qui ne sont pas les siens. Elle ne devrait pas les juger.
Elle ne va pas dire non plus qu’avoir épousé Waymond c’est meilleur qu’être avec Deirdre, ou n’épouser personne, juste parce qu’ainsi ils ont eu Joy. Mais quand même…
Être bienveillante envers les autres. Accepter leurs choix.
Être bienveillante envers soi-même. Trouver du sens et du contentement dans le lot qu’est le sien. Et si ça veut dire coller des yeux qui bougent sur des objets ici et là…
Dire aux gens qu’on aime qu’on les aime !
Ah oui. Elle a déjà dit à Joy qu’elle l’aimait, mais il faudra lui redire encore et encore et encore. Juste au cas où. Et à Waymond aussi.
Il faudra qu’elle dise à Deirdre qu’elle est touchée qu’elle ait pris le temps de les écouter et de les aider.
Elle devra dire à la petite amie de Joy qu’elle est heureuse qu’elle aime sa fille et reste avec elle même si la belle-famille semble ingrate.
Elle devrait dire à son père, même si elle l’a toujours mauvaise qu’il l’ait reniée elle pour son mariage, qu’au moins elle est heureuse qu’il accepte Joy et sa petite amie telles qu’elles sont, mieux qu’elle-même n’a su au début. Et peut-être qu’elle s’en sentira mieux.
Telle est leur vie !
Auteur :
Base : Everything Everywhere All at once
Personnages/Couples : Evelyn Wang/Waymong Wang, Evelyn Wang/Deirdre Beaubeirdra, Joy Wang/Becky Sregor
Genre :
Gradation : PG / K+
Légalité : propriété de Shirahama Kamome, je ne cherche ni à en tirer profit ni à manquer de respect
Prompt : "The Meaning of Life" pour
https://glyfic.dreamwidth.org/2986938.html
Nombre de mots : ~800
Le sens de la vie devrait se résumer à ça : être bienveillant.
Deirdre Beaubeirdra n’est pas un dragon, missionnée pour s’emparer de son argent, de sa laverie, de sa vie de famille. Elle fait juste son travail, et son travail est de vérifier les choses.
Evelyn a payé cette leçon le prix fort avec sa fille : être bienveillante.
Dans d’autres mondes où elle a fait des choix différents elle n’a pas épousé Waymond. Au lieu de maintenir cette laverie, ou de laisser cette laverie les perdre, elle est riche, heureuse, accomplie. Et elle n’a pas l’impression qu’il lui manque quoi que ce soit.
C’est effrayant, non ? Dans cette vie-ci sa fille, Joy, est toute sa vie. Si elle venait à disparaître son monde entier s’effondrerait. Et pourtant, si elle n’avait jamais existé, elle n’en aurait aucune idée. Elle ne lui manquerait même pas.
Et Jobu Tupaky ne serait pas à ses trousses et ne tuerait pas n’importe qui et ne détruirait pas tous ces mondes.
Elle ne va pas sacrifier sa fille pour sauver le monde, même pas pour sauver plusieurs mondes ! Dans cette vie-ci elle existe. Elle sauvera toujours sa fille d’abord.
Elle peut concevoir des vies où elle n’existe simplement pas, mais absolument aucune où, Joy existant, elle ne pourrait pas l’aimer.
Son bonheur n’est pas lié à être mariée à Waymond, et sa réussite dépend de… ne pas l’avoir épousé. Son bonheur ne dépend pas non plus de l’existence de Joy. Il y a des mondes où elle n’est mariée avec personne, d’autres où elle est avec Deirdre.
L’amour, la réussite, le bonheur, peuvent prendre des formes très différentes.
Dans cette vie-ci son histoire avec Waymond a commencé par un tourbillon de passion, doublé d’une rébellion contre ses parents, avant de se calmer après la naissance de Joy. L’étincelle d’origine s’est éteinte, mais l’amour a continué à grandir.
Aimer Deirdre dans cet autre univers c’était plutôt recoller des morceaux cassés pour créer quelque chose de nouveau, d’un peu bancal mais vrai ; des choix raisonnables d’abord, l’amour venant au fur et à mesure, à travers la musique et la beauté.
Dans ce monde-ci, Deirde est toujours une employée du fisc, pas son amie. Cependant, elle la comprend. Savoir qu’elle la comprend est un soulagement. Même si elles ne peuvent pas être amies elles peuvent au moins être amicales l’une envers l’autre.
Du coup, oui, elle l’invite à leur fête de nouvel an. Elle pourrait la connaître un peu, savoir comme elle est en dehors de son travail, quand elle ne se concentre pas sur leurs problèmes.
Elles ne sont pas censées fraterniser ? Pourtant un peu de bienveillance arrange beaucoup, beaucoup de choses. Il faut savoir aider les autres quand on le peut, comme on le peut.
Et elle ne va pas non plus dire que le fait que Joy sorte avec une fille est un malheur parce qu’elles ne pourront pas avoir d’enfant à leur tour. C’est très prématuré à ce stade de leur relation de mettre cette question sur le tapis. Elles n’en sont même pas à envisager le mariage. Joy n’est pas du tout prête pour tout ça. Peut-être même qu’elle ne voudra jamais d’enfant, aussi bizarre que ça semble à Evelyn.
Normalement, on s’aime, on fait sa vie ensemble, on se marie, on a un enfant, si on le peut. On n’a pas d’enfant quand on n’y arrive pas.
Pourtant elle sait que ça arrive. Elle sait que ça aurait pu lui arriver. Elle sait que ça lui est arrivé, dans d’autres vies. De ne pas avoir d’enfant. De ne même pas vouloir d’enfant. C’est un choix possible, pas juste une situation subie. Ça peut être voulu.
Encore des choix. Encore des vœux. Qui ne sont pas les siens. Elle ne devrait pas les juger.
Elle ne va pas dire non plus qu’avoir épousé Waymond c’est meilleur qu’être avec Deirdre, ou n’épouser personne, juste parce qu’ainsi ils ont eu Joy. Mais quand même…
Être bienveillante envers les autres. Accepter leurs choix.
Être bienveillante envers soi-même. Trouver du sens et du contentement dans le lot qu’est le sien. Et si ça veut dire coller des yeux qui bougent sur des objets ici et là…
Dire aux gens qu’on aime qu’on les aime !
Ah oui. Elle a déjà dit à Joy qu’elle l’aimait, mais il faudra lui redire encore et encore et encore. Juste au cas où. Et à Waymond aussi.
Il faudra qu’elle dise à Deirdre qu’elle est touchée qu’elle ait pris le temps de les écouter et de les aider.
Elle devra dire à la petite amie de Joy qu’elle est heureuse qu’elle aime sa fille et reste avec elle même si la belle-famille semble ingrate.
Elle devrait dire à son père, même si elle l’a toujours mauvaise qu’il l’ait reniée elle pour son mariage, qu’au moins elle est heureuse qu’il accepte Joy et sa petite amie telles qu’elles sont, mieux qu’elle-même n’a su au début. Et peut-être qu’elle s’en sentira mieux.
Telle est leur vie !